La mémoire sélective

ou la tendance à privilégier et surestimer les informations immédiatement disponibles à notre mémoire

Des expériences désagréables, même s’il est peu probable qu’elles se renouvellent, influenceront obligatoirement nos décisions futures, nous privant ainsi peut-être de belles opportunités… Dans ce cas, c’est notre cerveau émotionnel qui va sur réagir de manière automatique et non réfléchie à une situation déjà vécue.

Il en va de même sur les marchés. La crise financière de 2008 a été traumatisante pour les investisseurs ayant investi dans les actions.

Depuis cette période, beaucoup d’investisseurs se sont reportés sur les actifs monétaires, peu rémunérateurs, et n’osent plus regarder les actions ! Pourtant, depuis 2008 les principaux indices actions ont connu de belles périodes de hausse. Il existe un décalage entre la « perception » d’une situation et la réalité.

Exemple

Souscriptions et rachats en milliards d’euros en France versus évolution de l’indice CAC 40 du 31/12/2008 au 30/06/2012. Alors que l’indice repart à la hausse après la crise de 2008, les investisseurs se sont d’abord majoritairement reportés vers les OPCVM monétaires, puis ont opéré des rachats massifs, se privant ainsi du mouvement haussier.

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